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1

Créateur de son propre personnage, Bark est devenu célèbre tel Basilio ou Pedro Soulinake dans «La corte de Estella» de La guerra carlista (1910), de La lámpara maravillosa (1916) et de Luces de Bohemia (1920) de Ramón M. del Valle Inclán.

 

2

Dolores THION SORIANO-MOLLÁ, «Ernesto Bark. Balti vabadusvöitleja Hispaniaas», Aakademia, n.º 3, 7, traduction de Jüri Talvet, Tartu, Estonia: Aastakäik, 1995, pp. 594-662; «Ernest Bark, un visionario europeo», Interlitteraria, Université de Tartu, n.º 10, 2005, pp. 57- 76; et «Les vaincus, roman politique d'un vainqueur méconnu», in Paroles de vainqueurs, paroles de vaincus, Colloque International, CRINI, Université de Nantes, janvier 2005 (sous presse).

 

3

Paul RICŒUR, Soi-même comme un autre, Paris: Seuil, 1990, p. 195.

 

4

Il va sans dire que le modernisme que Bark propose est plus étranger en Espagne qu'en France à toutes conceptions valorisantes de l'évolution et du progrès.

 

5

Pío BAROJA, Desde la última vuelta del camino, OOCC, I, Madrid: Biblioteca Nueva, 1945, p. 762 et Memorias, Madrid: Minotauro, 1955, pp. 612-613; Emilio CARRERE, Retablillo grotesco y sentimental, Madrid: Mundo latino, [s. a.], p. 125; Pedro VALLINA, Mis memorias I, México: Caracas Ed., 1963, p. 63.

 

6

«Ernest Bark, qui en guise de chevelure a le chef couvert de braises, dont les yeux arctiques lancent des regards de feu dont sont dépourvues les pupilles méridionales les plus ardentes, produit en moi, par un effet purement matériel, par une sensation toute physique, l'effet d'un homme des tropiques, lequel avec son cerveau en feu viendrait nous communiquer des impressions d'une ignescente incandescence. J'affirme sa sincérité esthétique et philosophique, mais la flamme de ce terrible panache de cheveux rouges qui brûle au sommet de son front m'aveugle. Il est né à Riga ou à Dorpart, là-bas à proximité du pôle et pour ma part, en raison du perpétuel vagabondage de sa fantaisie, il m'apparaît comme un citoyen de nos contrées solaires du midi» (Alejandro SAWA, Iluminaciones en la sombra, Madrid: Alhambra, 1977, p. 35). N. B. Notre traduction comme pour l'ensemble des textes en espagnol cités dans cet article.

 

7

«Parler en toute commodité du pays où j'ai tant souffert, de manière à ce que les innombrables abus soient jugulés et que mes successeurs qui, comme moi, se rendront au pays célébré par tous les poètes, ne soient point les victimes d'autant d'illusions que moi-même» (Ernesto BARK, España y el extranjero, Madrid: La Publicidad, 1888, p. 100).

 

8

Les attitudes dialectiques et combatives de Bark, ses véhémentes dénonciations publiques de manipulation et de corruption des 'caciques' régionaux, sont à l'origine de l'attentat dont il est victime à Cartagena (1895).

 

9

«[...] à des actes sanglants. Je comprends la nécessité de la violence, comme appui de la justice, la justice ayant essentiellement à voir avec nombre de choses que la société qualifie encore de délictueuses; cependant j'abhorre la violence et je la déteste. Mon respect pour la vie humaine, pour la vie animale, pour la vie végétale elle-même, possède quelque chose de religieux et s'inspire d'un concept panthéiste qui fait de tout ce qui a été crée un seul bloc» (Isidoro LÓPEZ LAPUYA, La bohemia española en París a finales del siglo XIX, Paris: Casa editorial Franco-Iberoamericana, [s. a.], pp. 34 et sqq.).

 

10

Séduite par la force révolutionnaire durant sa jeunesse, la conscience politique d'Ernest Bark exprime la double dimension de la modernité lorsqu'il abandonne la révolution au nom même de la réforme, rejetant tout de go la destruction, le néant qui succède à chaque rupture révolutionnaire. Cette conscience catastrophiste surgit soudainement à la suite du bilan de la révolution française dressé par certains esprits allemands. Bark devient l'ennemi de la sauvagerie, des convulsions des guerres, de la destruction des révolutions qu'il désavoue inlassablement, et s'affichant altruiste et panthéiste, il ne peut souscrire aux changements violents que s'ils s'avèrent comme l'unique alternative dans des conjonctures extrêmes. Aussi exhorte-t-il les peuples à développer l'éducation à engager le changement de façon graduelle et mesurée.